50 000 francs d’amende pour l’ex-maîtresse d’Opape
Les violences infligées au chien Opape en mai 2025, largement relayées sur les réseaux sociaux à travers une vidéo, ont finalement été requalifiées en «maltraitance» par le tribunal, alors que l’enquête avait été initialement ouverte pour «sévices graves ou acte de cruauté ». La prévenue, une jeune femme de 22 ans, a été condamnée à verser une amende de 50 000 francs. Le collectif local Dobhelp, la Société nationale pour la défense des animaux (SNDA) et l’association métropolitaine Stéphane Lamart, qui s’étaient portées parties civiles, recevront en outre la somme de 70 000 francs de préjudice chacune. C’est une affaire qui avait ému tout le fenua. L’enquête concernant les violences subies par le chien Opape, initialement ouverte pour «sévices graves ou acte de cruauté »,a été requalifiée en «maltraitance », indique le parquet ce vendredi. Le tribunal a justifié sa décision en déclarant ne pas avoir vu la vidéo qui avait pourtant fait le tour des réseaux sociaux et avait conduit à l’interpellation de la prévenue. Âgée de 22 ans, la jeune femme avait été filmée en mai 2025 en train de frapper son chien sur la plage de Paea. Lors de l’audience le 6 mars, le parquet expliquait qu’il n’y avait« aucune trace de cruauté animale si ce n’est un manque de soins ». La prévenue a été condamnée ce vendredi à une amende de 50 000 francs. La Société nationale pour la défense des animaux (SNDA), le collectif local Dobhelp et l’association métropolitaine Stéphane Lamart, qui s’étaient portées parties civiles, recevront la somme de 70 000 francs chacune au titre des préjudices. L’association locale SCAT, également constituée partie civile dans cette affaire, a été jugée irrecevable par le parquet. Ce dernier a rappelé qu’un collectif souhaitant se porter partie civile doit exister depuis au moins cinq ans, or l’association n’a été créée qu’en août 2025. Le préjudice animalier à hauteur de 120 000 francs a également été rejeté.« Ce n’était pas la peine de compliquer les choses, il aurait mieux valu qu’il n’y ait qu’une association qui représente ce dossier », a noté le président ce vendredi. Un chien «extrêmement paisible» sans «aucun signe d’agressivité » Dans ses déclarations, la mise en cause avait justifié son comportement en expliquant que le chien était «particulièrement désobéissant »ce jour-là. «Elle voulait le punir du fait qu’il l’aurait suivi(à l’extérieur, NDLR)sans son autorisation et ne voulait plus rentrer à la maison », indiquait le président. Sur la vidéo, les images montraient la prévenue infliger quatre coups de bâton et tirer l’animal dans l’eau. Elle avait expliqué aux enquêteurs qu’elle avait« récupéré »Opape, qui appartenait alors à la sœur de son compagnon, car cette dernière« ne s’en occupait pas bien ». D’après les analyses du vétérinaire, le jeune chien, âgé de cinq ans aujourd’hui, est un« meneur »avec ses congénères, mais pas avec les humains.« Il est extrêmement paisible »,détaillait le président en lisant les expertises du soigneur animal, qui décrivait un animal sans« aucun signe d’agressivité ».


