Municipales : deux doubles candidatures aux Tuamotu lors du premier tour
Deux situations de double candidature, pourtant formellement interdites par la loi, ont été constatées à Rangiroa et à Arutua lors du premier tour des élections municipales. Malgré l’obligation pour chaque candidat de s’engager sur une seule liste, deux personnes ont déposé des déclarations auprès de listes distinctes, révélant des irrégularités relevées à l’issue de cette première étape électorale. Dans un communiqué, le Haut-commissariat rappelle le cadre strict encadrant le dépôt des candidatures. Ils auront essayé. Deux situations de double candidature ont été relevées à Rangiroa et à Arutua, dans les Tuamotu, lors du premier tour des élections municipales, indique le Haut-commissariat dans un communiqué ce vendredi. En pleine période de dépôt des candidatures, une candidate de Rangiroa et un candidat de Arutua avaient déposé deux déclarations de candidature auprès de deux listes distinctes. Une pratique« formellement interdite »par la loi, rappelle le cabinet du haut-commissaire. L’ensemble des candidats a été tenu d’écrire« la mention attestant de leur consentement à se porter candidat sur la liste menée par la personne en tête de liste de leur choix »sur le formulaire de candidature. Pour Rangiroa, les deux listes ont été déposées respectivement le 16 et le 24 février. Du côté de Arutua, les dépôts sont intervenus le 11 et le 23 février. 4 876 candidatures ont été enregistrées pour le premier tour. Dans les quatre jours qui suivent le dépôt de cette déclaration de candidature, un récépissé attestant de son enregistrement est délivré par le Haut-commissariat. « À l’issue de la période légale du dépôt des candidatures pour le premier tour, le Haut-commissaire a signé le 27 février 2026 l’arrêté fixant l’état des candidats et des listes de candidats pour le premier tour qui s’est tenu le 15 mars 2026. L’arrêté a été publié le jour même au JOPF », détaille le communiqué, qui précise qu’« à partir de la délivrance du récépissé définitif à chaque liste et a fortiori à partir de la publication de l’arrêté, c’est-à-dire à compter du 27 février 2026, il était légalement impossible pour le Haut-commissaire de retirer une candidature, quelle que soit l’irrégularité commise, y compris en passant par la voie juridictionnelle ». Au regard des délais légaux, le premier tour des élections municipales devait se tenir avec les candidats ayant été déclarés. En cas d’irrégularité de cette nature, la seule voie de recours consistait à contester les opérations électorales devant le tribunal administratif. C’est cette démarche qui a été engagée dans les deux cas à l’issue du premier tour, assure le Haut-commissariat.


